250209

08_123117_8_18

Alphaville - Big in Japan (Ane Brun cover)

C'est étrange en fin de compte : je ne vais pas si mal. Gloria a détruit l'unique preuve qui permettait de prouver la culpabilité de John Abbott au sujet du meurtre de Tom. Je l'aime beaucoup, mais sur ce coup là, elle a grave merdé. Ashley, the Semen Stealer, va en payer le prix. Se retrouver en prison accusée d'un crime que l'on a pas commis alors que l'on est une riche héritière, c'est moyen tout de même. Et puis la rédaction de mon bouquin avance. C'est étrange comme le personnage principal gagne en complexité. Il possède une grande part de moi-même à présent. Il m'effraie et les écrits deviennent de plus en plus immoraux. Je crois qu'ils ne plairaient pas à ma mère.

Le gala de médecine est dans trois semaines. Vais-je y aller ? I don't really know. Ces gros beaufs d'organisateurs ont rejeté ma proposition d'un thème bal masqué. J'avais déjà prévu une brillante panoplie. Un black mask très simple, ou carrément métallique avec un smoking. J'avais aussi pensé à un cache-oeil incrusté de rivets (like this). Ces enfants de putains ont réduit mes projets à néant.

210209

Mots clés utilisés pour accéder à ce blog ;

Baudelaire, je suis nécrophile.

Fuck me horse.

170209

Hands Fetish

hand

La Roux - In for the Kill

C'est clair, ce titre en dit long. Mais pour être franc, je dois avouer que non, je ne suis pas un vrai fétichiste des mains. Pas au sens premier du terme en tous les cas. Je n'ai amputé - pour l'instant - personne pour satisfaire ma collection de beaux objets et je crois que c'est tant mieux (les fétichistes ne sont pas tous des assassins). 

C'est pourtant l'une des choses que je regarde en premier chez une personne, mâle ou femelle. Je juge souvent sur cet aspect précis du corps. Chez les femmes, je les préfère claires, avec des doigts fins, sans jointures anguleuses. Les ongles doivent être propres et, pourquoi pas (ce n'est pas une obligation) : longs, si la physionomie se prête au jeu (pas de french manucure de catin slave). Par ailleurs, les vernis nacrés, brillants, transparents ou au contraire très sombres me ravissent. Chez les hommes, je les aime viriles et minces, forgées pour l'art ; peintre, pianiste. Les doigts doivent avoir une taille proportionnelle à celle de la paume. Je n'aime pas les grosses paluches, les petits doigts rondouillards ou les très allongés en pointe de flèche. Chez un garçon, ce qui me rebute, m'enrage, m'affole, me révolte, ce sont les ongles longs. D'ailleurs, rien que de l'écrire, j'en ai la larme à l'oeil. Cela me déconcerte, me déçoit terriblement. Qu'on le sache, ce détail, aussi infime soit-il, noircit instantanément l'image que je me fais de l'interlocuteur criminel.

Une fois de plus, toutes ces descriptions n'engagent que moi.

Les poignets, aussi, sont assez intéressants sous les manches retroussées, relevés par le port d'un verre ou d'une cigarette. Ils peuvent être nus ou ornés d'un large ou très discret bracelet ouvragé chez les demoiselles. J'aime l'abondance de breloques (de bon goût). J'abhorre, en revanche, les grosses montres aux cadrans monstrueux, les bracelets de métal ou de plastique, avec fonction chronomètre ou thermostat, les bruyants tic tacs mécaniques et puis les montres geeks aussi. Quoi de plus élégant que les horloges plates, originales et rares, chinées chez les antiquaires, avec un bracelet de cuir foncé ou coloré ? Les montres à gousset font très bien l'affaire, mais j'aime à les porter autour du cou.

Je ne trouve aucun intérêt aux poignées de main franches à vous briser les os. Je trouve cela ridicule. Dans ce cas précis, c'est souvent moi que l'on qualifie de ridicule car mes serrades seraient plutôt à classer dans le registre des vagues caresses. Je vous emmerde. Voilà ce que je leur réponds lorsqu'ils m'en font le reproche.

140209

Carnet Noir, II

bscap0028delta_of_venus

The Radio Dept. - It's Personal

Paris, 5 décembre

Anastase, fixant de son regard céruléen les flammes agonisantes d'un candélabre, était affalé sur le sofa, sa main pâle pendant dans le vide par dessus l'accoudoir, et semblait perdu, inspiré sans doute par les délicates mesures du duo nocturne que jouait sa précieuse Violaine. Pénélope et Hélène, enlacées et sublimes, semblaient, elles aussi, menées par les divins accords. Quant à moi, à califourchon sur une chaise, j'observais le spectacle. Pouvait-on faire plus beaux êtres que ces quatre là ? La flamboyante chevelure rouge d'Hélène, dans laquelle scintillait une étoile d'émeraudes et de saphirs, ruisselait sur le velours sombre du fauteuil capitonné, se mêlant à celle de son amie. Ah, que j'aimais ces prunelles de glace, ce petit accent slave, hérité de ces années passées dans les balkans. Helena V. H. était une riche aristocrate allemande, jeune et fraîche. C'est tout ce que nous savions d'elle ou, tout du moins, tout ce qu'elle voulait bien nous dire. Silence quant à notre passé ; il est des choses qu'il vaut mieux ignorer.

Les deux femmes étaient en noir, enveloppées dans une imposante fourrure de renard argenté. Pénélope, mon enivrante Pénélope, portait les cheveux relevés à la mode vestale, ornés d'une unique plume de paon. Elle arborait une rivière de diamants et un anneau d'or en forme de serpent sur le petit doigt gauche, cadeau de ma part. Si nous avions été seuls, j'aurais embrassé sans attendre ces lèvres interdites, caressé cette poitrine de carrare et ces interminables jambes qu'elle n'offrait qu'à moi. L'alcool me montait à la tête. Nous avions sabré trois bouteilles de champagne qui reposaient vides sur les guéridons octogonaux disposés tout autour de nous, recouvertes de cire fondue et de pétales flétris. A cela s'ajoutaient les vapeurs d'opium, de tabac et le parfum empoisonné de nos trois splendeurs.

Le grand miroir moucheté reflétait l'image de Violaine en de somptueux éclairs bleus et dorés. Elle était assise sur un tabouret d'acajou, ses gracieuses chevilles croisées et enrubannées de la soie pourpre de ses escarpins. Sa robe dévoilait un dos parfait, qu'un grain de beauté dessiné dans le creux des reins venait sublimer comme une signature ; le dernier coup de pinceau que le peintre adjoint à son oeuvre. L'amusante - elle avait fait briller la nuit entière de ses drôles anecdotes - jeune femme faisait trembler nos sens. Elle avait eu le pouvoir de me vider l'esprit l'espace de quelques notes et, au vu de la lascivité et du silence qui régnaient alors dans le boudoir, je supposai qu'il en avait été de même pour mes compagnons. En fermant les yeux, je pus apercevoir les champs de jour, comme une immense mer d'or liquide, les rochers marins sous la lune estivale, les dîners sous les cerisiers. Autant de choses qui paraîtraient triviales, d'affreux clichés romantiques pour le premier être "normal", oserais-je dire. Mais je les savoure plus intensément que jamais, autant qu'il m'en est possible.   

Anastase alluma le dernier cigare qu'il restait. Il me parut plus surnaturel encore qu'à l'habitude, nimbé de la sorte par les volutes de fumée blanche. Il passa la main dans ses cheveux châtains, faisant briller comme toujours son crucifix - qu'il avait noué pour l'occasion autour de son poignet - et porta le cigare jusqu'à ses lèvres roses.

Six heures du matin. La cloche retentit dans la maisonnée comme un glas sinistre. Nous entendîmes le fracas d'une porte à l'étage du dessous. Je me levai en silence, me débarrassai de mon noeud papillon que je jetai dans un coin de la pièce et m'approchai de la vitre, teintée de l'onde rosée du jour naissant. J'observai, l'air pensif, le paysage encore endormi. La neige s'était amoncelée partout et recouvrait la ville d'un suaire cristallin. Un couple de mondains apparut dans l'arrière cour, titubant. Il s'installèrent sur un banc et s'enlacèrent, sous une guirlande de glace, entres les bosquets nus. La jeune femme posa la tête sur l'épaule de son compagnon et ils restèrent ainsi, immobiles, main dans la main, en attente de l'aube sacrée. J'aurais désiré en voir davantage et je crois même que, l'espace d'un instant, je les enviai. Je photographiai la scène au polaroïd. 

Je soupirai, tout en battant l'air de l'instantané qui avait jailli de l'appareil. J'embrassai une dernière fois l'horizon, les yeux douloureux, et l'astre solaire, cruel et terrible, disparut enfin derrière le flot sanglant des rideaux rouges.

130209

Happy Friday 13 !

sober

120209

golden dawn

FelixLammers2

Saviez-vous que James Dean avait perdu sa virginité avec un pasteur ? Je trouve cela assez épique. Je n'ai pu m'empêcher d'acheter - summum de la kitchittude - une toile le représentant. Je l'ai accrochée au mur et puis je me suis dit que, posée sur un meuble, cela ferait tout de suite moins cliché.

Je baigne dans les flots de l'inspiration. Oui. Et quels flots ! Je suis comme l'oracle ; les mots me viennent dans l'hallucination, dans le rêve, dans mes nuits, à la différence que je rédige les quelques lignes sybillines en étant parfaitement sobre. Je me réveille en sursaut le matin, le cerveau imbibé d'idées, de phrases déjà si bien agencées que cela en devient effrayant. Je rédige le tout sur des morceaux de papier - des vrais cette fois-ci - avant d'entamer quoi que ce soit qui puisse dissoudre ce flux hypnotique.

Une question me taraude. A qui ferai-je lire le projet, une fois achevé ? Hors de question de le confier aux amis IRL. Quant à la famille, n'y comptons même pas. Ont-ils l'esprit assez ouvert pour de telles lectures ? Il n'y sont que trop peu habitués. J'imagine déjà leur regard horrifié. "De la bite ! De la chatte ! Des meurtres sexuels !" C'est assez drôle, en effet.

Les connaissant, je suppose qu'ils iraient même jusqu'à m'associer au personnage. Il penseraient inconsciemment ; "Seigneur, Hakim est donc tout cela. Un bisexuel nécrophile - voire nécrophage - sadomasochiste, déprimé, égoïste, jaloux, esthète mais morbide, lubrique et déviant." Comment leur en vouloir. Je suis un garçon d'une singulière ambiguité et j'ai toujours aimé entretenir cela. Les personnes qui nous narrent leur vie dans les moindres détails, qui ne laissent plâner aucun doute, ni aucun mystère sur eux-même, ceux qui s'étalent en histoires grotesques, qui s'enrobent d'un cocon de trivialité sont fades, ridicules et ne m'intéressent que fort peu.

090209

On peut décréter et ressentir sa mort, sans attenter à sa vie. La mort est un état d'âme.

b2b1

040209

Aujourd'hui,

pour combler l'ennui mortel, j'ai acheté un blazer bleu nuit aux finitions parfaites ainsi qu'un polo blanc à plastron. La divine providence a voulu que je tombe, dans une obscure boutique excentrée, sur un ensemble tuxedo noir vintage. Quoi de mieux pour parfaire le look revival fifties que mes lunettes inspiration Lemtosh ? J'ai envie de dire, Johnny n'a qu'à bien se tenir.

Marina & The Diamonds - “Obsessions” (Pink Stallone Crush remix)

1068424681_orig_90984288122253lo

Ma collection de blazers approche donc de la douzaine de pièces. Il faudrait que je photoshoote le truc une fois les murs repeints du nacre de mon foutre. Mais il m'en manque un. Un gris chiné, doux et bien coupé. Le porter avec un white tee-shirt loose round-neck, une fleur de lys parme poinçonnée sur le coeur serait le summum de la coolitude baroque. Exit les v-neck over échancrés qui me donnent envie de rendre mon déjeuner, et surtout si leur propriétaire porte des Rayban Aviator, des schmooves et un hoodie AA en marchant sur coussin d'air les bras ballants. Crevez, pourritures de clônes.

Il y aura toujours de la solitude pour ceux qui en sont dignes.

COes4QRtyj84e7c8QEoPMVZTo1_400

Aurevilly, mon amour.


== Publicité ==


« Accueil  1