150708

Je ne sais pas de quand date exactement mon fantasme pour les choucroutes capillaires. Il doit sans doute s'agir d'un mélange de plusieurs influences. Les coiffures excentriques - qu'elles soient masculines ou féminines - m'ont toujours fasciné. Dans une certaine limite, entendons-nous bien. Les coupes mulets, les coiffus moyen-âgeux de racaille (rasé sur le côté, touffe crêpue sur le dessus) ou les non moins connues queues de rat, typiques du beauf primaire, ne m'inspirent par exemple que pur dégoût. Et c'est sans compter la soudaine crise d'intolérance aigue qui me fait perdre toute contenance.

En revanche, certaines périodes de l'histoire nous ont offerts grandes merveilles en termes de pilosité crânienne. Rendons hommage, entre autres, à l'ingéniosité et à l'humour du Grand Léonard, coiffeur personnel de Marie-Antoinette à qui l'on doit la fameuse coiffure bateau de notre très chère Reine icône. Vint ensuite l'élégante vague des ondulations et rouleaux harmonieux des 50's et eutécé.

Mais !

car il y en a un, gros comme le cul de Micheline Pute Borgne

A l'heure d'aujourd'hui, le peuple manque cruellement d'audace.

Preuve de la disparition du raffinement d'antan (paroles de grabataire incontinent) ; ces armées de jeunes gens fades et ennuyeux qui ne se font plus plaisir et qui, par conséquent, polluent notre univers visuel se sont unis pour, chaque jour, me refiler un spleen de la mort (oui, la vue d'un beauf peut me ruiner une journée). I miss les années passées, même si je ne les ai jamais vécues. Et si l'on désire toucher à de l'extravagance chic ou à un peu de baroquerie, c'est dans l'univers underground des branchouillards noctambules qu'il nous faut s'aventurer.

ndla : Comme je l'avais déjà souligné, je vis ma vie comme un film. Dans mon esprit, les femmes se balladent dans des calèches laquées, vêtues de Lanvin et de Chanel vintage, ont les smoky eyes le week-end et les yeux de biche sixty le reste de la semaine. Les hommes, sortes de dandys funèbres, boivent du cappuccino dans des gobelets en plastique et fréquentent le Dead Horse les soirs de pleine lune. Point. Ma conception de la vie, certes assez complexe, devra être developpée ultérieurement.

Je suis donc un adorateur du roulé-banane-soyeux (Pompadour hairstyle) qui recquiert une certaine longueur sur le devant. Si un expert passe par ici - ce qui est plus que probable étant donné la renommée mondiale de ce blog - je ne dirai pas non à quelques conseils me permettant de dénicher la cire capillaire adéquate pour réaliser de telles prouesses.

ndla : La dernière photographie étant, pour les nostalgiques, tirée du clip antédiluvien de Stacie Orrico (quelqu'un aurait des nouvelles ? Je commence à m'inquiéter). Je me souviens encore de cette ère sacrée, de ce temps où je m'extasiais devant le style über oldschool de ces lycéens (et sinon le fat boy qui se fait victimiser me faisait pitié, pas vous ?). Déjà, j'aspirais à porter the same hair que Trévor Wright.

credits : face hunter / hedi slimane / once upon a honeymoon


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